Open 13 : “ je suis pas passé loin ”
Malgré un beau combat, Jo-Wilfried Tsonga s’incline face à Juan Martin Del Potro en demi-finales à Marseille. Le score 6-4 6-7[9] 6-3 et près de 3 heures de jeu (2h48).

C’est évidemment une déception de rater la finale ici à Marseille…
Oui, Juan Martin a été très costaud. Globalement, je me suis peut-être précipité, mais j’ai bien servi et dans l’ensemble, c’était tout de même assez accroché. Quand je joue contre lui, j’essaie toujours de casser un peu le rythme parce qu’il reste sur sa ligne et distribue de droite à gauche. Finalement, il ne crée pas beaucoup. Il m’a attendu.
Dans le troisième set, vous êtes rapidement distancé…
A ce niveau, cela se joue sur des détails. Je rate une volée de revers bête qui lui donne le break (2-0). Pourtant, je la sentais bien mais elle a accroché la bande. Ca arrive… C’est le tennis.
INTERVIEW DU 24/02/2012
Un quart pas simple face à Edouard…
Oui, pendant une bonne partie du premier set, Edouard m’a été supérieur mais j’ai su bien jouer les points importants. Finalement, je fais mon petit hold up. Je suis resté calme, je ne me suis pas affolé.
C’est l’expérience. Lui a craqué dès les premiers moments critiques. C’est la force des grands. Federer est capable d’élever son niveau de jeu. Nadal sur les points importants, il est très bon aussi. Djokovic, je n’en parle même pas. Je crois que c’est inconscient. C’est peut-être l’envie de gagner.
En tout cas, me voilà en demi-finale face à Juan Martin Del Potro. Je l’avais battu pour la première fois en finale à Vienne en octobre dernier. J’espère récidiver.
Cet Open 13 a vu la révélation d’Albano Olivetti, un géant de 2m02…
Quand je l’ai vu débarquer au CNE il y a deux ans, j’avais dit à mon préparateur physique : ‘’Lui, il ne faut pas le lâcher, c’est du sûr’’. Il est grand, il est costaud, il est endurant. Techniquement, c’est assez propre. Ca va être un très bon joueur. Il a les armes pour aller haut. Maintenant, ça demande du travail, de la rigueur.
On connaît le lieu du quart de finale de coupe Davis face aux Américains, ce sera le Monte Carlo Country Club…
Je vous avais dit qu’il y aurait une surprise. C’est génial. On avait du mal à trouver l’endroit adéquat. C’est un stade qu’on connaît bien. Eux ne sont pas du tout adeptes du Masters 1000 de Monte-Carlo. Apparemment, Isner n’y a jamais mis les pieds et Fish une seule fois, en 2003. On a l’impression qu’ils boycottent l’endroit… J’entends des gens dire qu’on va jouer à l’étranger mais le club se situe sur la commune de Roquebrune Cap-Martin.
INTERVIEW DU 22/02/2012
Jo-Wilfried Tsonga a passé le 2e tour de l’Open 13 de Marseille en dominant Nicolas Mahut (6-3, 6-2). Jo affrontera Edouard Roger-Vasselin en quart de finale.
Vous n’avez jamais semblé inquiété sur cette rencontre…
Ca a plutôt rigolé par rapport au match de Metz, où je m’en étais sorti 7-5 au troisième set. J’ai réussi une bonne entame, ce qui m’a permis d’être assez relâché sur l’ensemble du match. Je n’ai pas passé trop de temps sur le terrain, c’est bien.
Les tournois français restent forcément une priorité…
Marseille fait partie des tournois que je coche dans mon calendrier, simplement parce que c’est en France. J’essaie au maximum de disputer les événements qui se déroulent dans mon pays. Montpellier, je n’y suis pas allé parce que je voulais préparer la Coupe Davis du mieux possible. Tous les tournois tricolores, Marseille y compris, font partie de mes priorités, comme la Coupe Davis ou les Grands Chelems. Les Masters 1000 viennent juste après. C’est important pour nous, joueurs français, de disputer des matches à domicile. Voilà pourquoi je m’investis pour pouvoir jouer assez souvent devant mon public. Et j’espère pouvoir le faire jusqu’à ma retraite. Je suis d’ailleurs content de pouvoir aider Jean-François (Caujolle, directeur de l’Open 13, ndlr) à faire un bon tournoi.
Vous retrouverez vendredi Edouard Roger-Vasselin pour une place dans le dernier carré. Il se souvient vous avoir toujours battu chez les jeunes ou en matches par équipes…
Peut-être… Je vais être favori sur ce match, je suis dans le Top 10 depuis un petit moment maintenant.
Un petit mot sur la Coupe Davis. Qu’est-il ressorti de la conference call pour déterminer la surface ?
Je ne sais pas. Pour l’instant, ce n’est pas entériné. Je ne préfère pas en parler, je laisse Mika le faire. C’est lui notre… attaché de presse. La terre battue pourrait être un très bon choix mais c’est compliqué. On ne sait jamais si l’on doit jouer sur les faiblesses de l’adversaire ou sur nos propres forces. Et notre force, c’est tout de même le dur intérieur. On ne sait donc pas trop. Notre attaché de presse vous donnera un peu plus de détails prochainement (rire). Dans tous les cas, il n’y a pas de souci. Je suis prêt à jouer sur terre battue, sur gazon et pourquoi pas sur l’eau ! (sourire) »